Zéro déchet – mois #1 : apprendre à mieux trier

estelle notre aventure zéro déchet 9 Comments

L’accompagnement zéro déchet par l’association OSE ne commence que le mois prochain. D’ici là, nous sommes en observation. Nous pesons nos déchets à chaque fin de semaine, selon quatre catégories (ordures ménagères, emballages, biodéchets, verre) et sans changer nos habitudes. 

Difficile de dire qu’on ne change pas nos habitudes, car le seul fait de peser nos déchets nous oblige à réfléchir sur la bonne manière de trier, et à porter notre attention sur le moindre gaspillage (bizarrement, on a oublié moins de vieilles bananes au fond du frigo). 

Commençons par analyser la situation.

Autopsie de notre poubelle

Petit état des lieux après un mois d’observation, sans changer nos habitudes :

  • Ordures ménagères : à peine 1% du poids total de déchets. Elles sont réduites quasiment à néant (nous avons dû nous séparer d’un vieux jouet en plastique).
  • Emballages : 40% du poids total. Nous jetons beaucoup de bouteilles de lait, d’eau (enfants à bord !), encore beaucoup (trop) d’emballages venant de nos commerçants (fruits et légumes, traiteurs, …), des tablettes de chocolat… Aussi, la saison des rhumes, couplée à un petit bébé rentrant à la crèche nous a fait consommer beaucoup de médicaments (et nous l’avouons, nous nous sommes offerts le luxe d’un mouche nez avec embouts jetables…)
On en connaît un qui se serait bien passé des soins de nez
  • Biodéchets : 50% du poids total. Essentiellement des épluchures de fruits et légumes. Nous jetons très peu de restes.
Zéro déchet mois 1 - photo de notre poubelle de déchets alimentaires
Mmmm, la bonne soupe !
  • Verre : 9% du poids total. Notre péché mignon : les purées d’amande, de cacahuète, de sésame achetées en magasin bio. Et nous avons arrêté de stocker les bocaux vides tellement ils débordent déjà chez nous ! 

Poids total de nos déchets tous confondus : 22kg pour ce mois de décembre

Nous excluons de ce total le poids des couches de notre petit dernier, qui produit à lui seul 18kg de déchets sur un mois.

Notre objectif pour juin 2019 : réduire de 20% le poids de nos déchets, soit atteindre 18 kg/mois.

 Après ce premier mois passé à peser nos déchets, nous avons un premier constat :

Nous ne savions pas comment bien trier nos déchets

Plus aucun emballage dans notre poubelle courante

Alors que nous n’avons encore rien changé dans nos habitudes, nous sommes stupéfaits de voir notre poubelle courante (alimentaire, ménager) aussi peu remplie (même si c’est elle qui pèse le plus lourd). Nous avons rempli notre sac de 30 litres en quatre semaines, alors qu’avant, nous remplissions le même sac de 30 litres en une semaine.

La faute à qui ? à ces emballages qu’on ne prenait pas le temps de bien trier, à ces barquettes de sardines bien trop huileuses pour aller dans notre poubelle à plastique trop propre, à ces capsules de café qu’on ne savait pas recyclables, … à notre flemme de n’être jamais vraiment allés consulter les consignes de tri de notre ville.

Après consultation du site Internet du SIOM (syndicat de gestion des déchets en Vallée de Chevreuse), nous constatons à quel point quasiment tous les emballages du quotidien peuvent être jetés dans la poubelle jaune : de la bouteille d’eau au tube de dentifrice, en passant par les capsules de café, les gourdes en aluminium, les pots de crème, et même les « muselets » de champagne (ce fameux fil de fer accompagné de sa capsule qu’on m’avait toujours dit de jeter avec les déchets ménagers, …). 

Consignes de tri des emballages - SIOM 91
Consignes de tri pour les emballages – SIOM de la Vallée de Chevreuse

À propos des emballages « imbriqués »

Seule une interrogation demeure : qu’advient-il des emballages imbriqués (ex : un emballage de brosse à dent comportant carton et plastique collés ensemble) ?

On se penche davantage sur les consignes de tri, et nous remarquons cette mention anodine : « Toujours en vrac« . Si pour certains, cela paraît limpide, elle ne l’est pas du tout pour nous. 

« Jeter en vrac » signifie qu’il faut bien séparer chaque constituant de l’emballage (pour le paquet de brosse à dent, il faut décoller toute la zone plastique de la planche en carton). Autrement, c’est le rebut. Les machines automatiques du centre de tri ne peuvent ni distinguer ni séparer les éléments imbriqués, qui arrivent donc en fin de chaîne sans avoir pu être traités. Ils repartent vers les centres d’enfouissement ou d’incinération pour subir le même sort que les déchets ménagers (et au passage, c’est du transport gaspillé, donc de l’impact écologique et économique).  

Nous voilà remis dans le droit chemin.

Deuxième observation :

Nos déchets plastique/carton ne pèsent pas si lourd

C’est un constat : les emballages sont plus volumineux qu’ils ne pèsent.

Même si chaque semaine, nous déversons deux sacs de 30 litres bien remplis d’emballages dans le bac jaune de notre immeuble, nos déchets plastique/carton pèsent moins lourds que nos biodéchets (déchets alimentaires).

Nous nous interrogeons sur la pertinence de mesurer ces déchets en poids et non en volume… 

Ce qui nous amène à une autre interrogation : 

Comment allons-nous réussir à réduire de 20% nos déchets ?

Les mesures étant réalisées en poids, et non en volume, il nous semble aujourd’hui difficile d’atteindre l’objectif fixé par l’association OSE : réduire de 20% ses déchets en 6 mois.

Surtout, nous trouvons plus pertinent de nous concentrer sur la réduction de nos déchets polluants plutôt que sur la réduction de nos déchets les plus lourds.

Par exemple, si nous remplaçons tous les emballages en provenance de nos commerçants (barquettes, papiers de fromage, sacs de fruits et légumes, …) par des contenants réutilisables, l’économie en poids ne sera pas bien grande. Mais nous aurons le sentiment d’avoir davantage contribué au bien-être de la planète.

Quelles vont être les solutions pertinentes pour atteindre l’objectif (autres que de se passer de quelques bouteilles de vin bien lourdes pour faire pencher significativement la balance) ?

Peut-être des réponses dans les prochains épisodes…

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Comments 9

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  1. Merci pour ce partage. Je savais trier les emballages grâce au Siom et même constat que vous sur le poids des poubelles et surtout le volume engendré !! Par contre j’ai appris c que signifiait le jeter en vrac, ce que nous ne faisons pas ! À corriger dès demain. Merci.
    Laurent, famille Schmitt

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      Merci Laurent pour votre retour ! C’est là qu’on se rend compte qu’on a encore plein de choses à apprendre pour « bien pratiquer ». Au plaisir des prochains échanges (et apprentissages !)

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      Merci Sarah ! Oui, même si le plus gros challenge est de tenir dans la durée. Nous pourrons échanger sur nos expériences respectives de bloggueuses 🙂

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