Zéro déchet – mois #2 : découverte de l’étendue du désastre et premiers pas

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Illustration du zéro déchet à la pharmacie
Illustration - Ava qui propose de ne plus aller à la pharmacie

Ce mois de janvier est marqué par la visite à domicile de Gaëlle, notre accompagnatrice, spécialiste du zéro déchet. Deux heures d’échange autour de nos habitudes et de ce que nous sommes prêts à modifier.

Gaëlle nous met au défi. C’est un mail paré d’objectifs personnalisés que nous recevons quelques jours après.

Nos actions zéro déchet pour les trois prochains mois

  • Ne plus oublier les sacs en tissu et autres contenants lors de nos courses. Et plus généralement : OSER brandir nos tupperwares® !
  • Travailler sur le stop pub (nous avons un stop pub sur notre boîte aux lettres, mais le facteur ne doit pas porter de lunettes)
  • Tester les couches lavable pour notre petit dernier. Pour éviter les odeurs, les stocker dans de l’eau avec trois gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé ou de palmarosa.
  • Fabriquer un dentifrice maison. Éviter les recettes de type Aroma-Zone avec 10 ingrédients et quarante lignes d’instruction qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie. Faire simple, comme le suggère Farine d’étoiles avec sa recette de dentifrice à base d’argile et de bicarbonate.
  • Se repencher sur la Cup (je n’ai pas encore franchi le « cup » !)
  • Envisager un projet de compost collectif pour notre co-propriété

L’accompagnement zéro déchet nous force à agir

Impossible désormais d’être passif en se disant qu’un jour peut-être… Nous avons le devoir de changer grâce à l’oeil bienveillant de Gaëlle et de son association OSE.

Chaque geste fait l’objet d’une interrogation pour savoir si nous pourrions mieux faire en réduisant notre impact sur l’environnement et notre santé.

Dans cette dynamique, nous optons par exemple pour la fabrication de notre pain maison. Nous achetons des farines bio de qualité, sans « améliorant ». Finis les sachets de boulangerie, les restes de pain durcis dont même les canards ne veulent plus… Et le clou, c’est que nous consommons bien moins de pain qu’avant. Car, comme le précise Claude-Marie Vadrot dans son ouvrage Bio, le vrai du faux (ouvrage très instructif !) : « Lorsque c’est bon, on en mange beaucoup moins ».

Nous mettons définitivement un terme à nos achats sur Amazon pour privilégier la commande de livres à notre Maison de la Presse ou l’emprunt au sein de notre gigantesque réseau de médiathèques Paris-Saclay.

J’initie un nouveau mode de consommation pour ma garde-robe « professionnelle » : la location de vêtements auprès de la start-up Le Closet, soucieuse des enjeux environnementaux. Je reçois et je renvoie autant de fois que je veux un lot de vêtements et d’accessoires pour 39€/mois. Le colis est en tissu. Le pressing, à la charge de la start-up, est écologique.

L’accompagnement zéro déchet : notre nouvelle arme pour ne plus avoir honte

Honte de sortir son tupperware ou ses sacs en tissu chez ses commerçants ? Ça, c’était avant.

Maintenant, nous taisons notre peur d’être jugé grâce à notre nouvelle maxime : « nous bénéficions d’un accompagnement pour réduire nos déchets. Nous devons réduire de 20% nos déchets dans six mois » (discours légèrement culpabilisant pour celui qui ne voudrait pas nous aider dans ce challenge).

Ainsi, le tupperware passe beaucoup mieux. Les commerçants sourient et veulent en savoir plus. Certains clients nous emboîtent le pas.

Il faut encore se battre contre certaines habitudes : un poissonnier qui aime bien emballer son poisson même quand nous lui présentons une jolie boîte en verre, un épicier qui reste perplexe quand nous lui proposons de rapporter notre propre sac pour récupérer notre « panier bio » de la semaine, …

C’est une somme de petits pas, de l’assurance qui arrive progressivement.

Et des combats qui se gagnent. Chez notre fromager d’Orsay, aussi soucieux et informé que nous sur l’environnement, nous n’avons même presque plus intérêt à oublier notre boîte.

Un petit écrin de sérénité…

Oser dire non

Refuser. C’est une des premières choses à faire pour lutter contre les emballages. Et là aussi, nous progressons petit à petit.

Nous regardons notre poubelle de déchets plastique/carton et nous extrayons les emballages dont nous aurions pu nous passer : un sac chez un bijoutier, à la pharmacie, des barquettes du petit traiteur que nous adorons, …

Petit tas de déchets en trop

En poids, ces déchets ne représentent que 120g, soit 1% de nos déchets sur une semaine. Le constat nous déçoit légèrement.

Nous décidons de ne plus vraiment tenir compte du poids de nos poubelles, mais de compter les nouvelles actions – ces petits pas – qui viennent s’ajouter progressivement à nos habitudes.

Nous continuons notre liste de « non ». Non aux sacs en trop, aux flyers (nous prenons en photo ceux qui nous intéressent), aux magazines pour enfants qui s’accompagnent de petits jouets en plastique, aux Pom’Potes®.

Nous sensibilisons notre fille, et curieusement, cela est bien plus facile que nous le pensons. Elle se range de notre côté et même, ne se prive pas de nous faire remarquer le moindre plastique en trop.

Nous avons une alliée pour poursuivre sur nos défis.



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Comments 6

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  1. Bonsoir Estelle
    C’est avec joie et plaisirs de vous lire. Et heureuse de servir d’alibi pour la bonne cause lol.
    Nous allons ensemble continuer à Oser changer de paradigme.

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  2. Super, que de bonnes initiatives et de bonnes idées ! Ça fait plaisir de voir qu’on peut y arriver. Nous aussi on avance petit à petit
    D’ailleurs si tu veux un retour sur la cup, je suis utilisatrice depuis plusieurs années et toujours convaincue !

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      Merci Anne pour ton retour. Je n’ai que des témoignages positifs sur la cup. Je vais me lancer. Reste les couches lavables, beaucoup moins pratiques (pour l’avoir déjà testé une fois !). Au plaisir d’échanger sur toutes ces pratiques

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